En 1993, le directeur du marketing d’une grande marque automobile me déclarait qu’on ne vendra jamais de voitures sur l’internet et m’a donné avec le dédain de ceux qui savent, un stylo parce qu’il a eu pitié de moi. Je venais de lui dire que sa marque devait déjà explorer les moyens technologiques et stratégiques pour mettre en vente leurs véhicules sur la toile.
En 2010, le commerce électronique est pourtant une réalité économique :
According to projections from Forrester Research, U.S. online retail sales are expected to rise 11 percent to $156 billion this year, excluding revenue from travel. However, that will mark a slowdown in the overall growth rate, which was 13 percent in 2008, when online retail sales totaled $141 billion, Forrester says
Après le E-commerce, voici le L-commerce (LBC Location Based Commerce). C’est l’appellation qualifiant le commerce qui s’appuie sur la localisation géographique des consommateurs. C’est un moyen virtuel d’attirer dans les commerces traditionnels des futurs clients qui se situent à proximité.
Le commerçant dépose une annonce qui peut être un coupon ou une offre spécifique sur un réseau qui délivre ce type d’annonces. Un possesseur de téléphone portable doté d’un GPS a téléchargé une application mobile dédiée et reçoit ainsi en mode notification ou push les promotions qui correspondent à ses intérêts dès qu’il arrive dans une zone à proximité du commerçant annonceur.
D’autres concepts publicitaires pourront aussi bénéficier de la localisation et du L-commerce, ce sont les “Check-in” qui vous déclarent dans un lieu de manière récurrente. Déjà, des applications permettent de vous déclarer et de le faire savoir à vos amis comme Foursquare ou Gowalla. Une couche ludique, dont les limites sont cependant vite atteintes, est encore ajoutée et permet de savoir si vous fréquentez souvent des lieux définis.
Un commerçant local peut donc préparer des offres pour les personnes qui ont fait le plus de Check-in ou qui ont fait venir des amis. C’est une forme de fidélisation automatique gérée par l’application elle-même. En plus des coupons, ces outils peuvent servir à la gestion de la relation client, de l’e-réputation, et d’annonces événementielles.
Le commerçant dispose d’un tableau de bord, ici avec Foursquare qui lui donne des indices de fidélisation.
C’est donc bien cette fois les commerces traditionnels qui vont profiter de la manne digitale avec une forme de publicité non intrusive, acceptée et partagée par les consommateurs. Les bonnes affaires sont dans votre quartier ou votre lieu de passage et vous pouvez en profiter comme le faire savoir à votre réseau d’amis.
Le E-commerce et le L-commerce enfin réunit par le monde digital ne manqueront pas de trouver des synergies pour augmenter la valeur de leurs offres qui bénéficieront in fine aux clients.
