Si l’optimisme politique de façade est d’actualité en Europe concernant la baisse du nombre des chômeurs en 2014, il n’en va pas de même dans les faits.
La désindustrialisation dans le monde s’accélère depuis plusieurs décennies, mais ce n’est rien en comparaison de la dématérialisation ou encore le désemploiement qui vont provoquer en moins de 10 ans le plus grand plan social de licenciements de l’après guerre dans tous les pays industrialisés.
En France, un simple coup d’œil sur notre environnement de vie actuel nous éclaire déjà sur l’omniprésence de ce phénomène. Il n’y a presque plus de banquiers dans les agences bancaires car il est possible de réaliser toutes ses opérations directement par Internet ou aux distributeurs, la poste aussi opère une mue vers des services postaux sans employé. Les supermarchés s’équipent de caisses automatiques sans caissière, des robots vont bientôt achalander les rayons de marchandises.
Les services publics ont de plus en plus de guichets numériques qui font baisser significativement le nombre de fonctionnaires et bien d’autres secteurs encore vont détruire l’employabilité dans un futur proche, comme les services web et mobiles de “l’économie de partage” qui éliminent les intermédiaires par la désintermédiation.
Ces profonds changements sociétaux et économiques ne semblent pas encore être bien compris ! Comment font les politiques pour ne pas voir ou ignorer ces tendances irréversibles ? Que font les conseillers stratégiques du pouvoir pour tenter de trouver des parades ?
Chômage en zone € :




