Via un post de Matt McCall / VC confidential
Dans toute entreprise, il est de bon ton de prétendre que la double clef de la réussite se situe quelque part entre un bon produit et un bon management. Cela est en partie vrai, mais je vais expliquer plus loin qu'il manque pourtant une clef indispensable : le client final.
Est-ce qu’un mauvais produit peut réussir grâce à un bon management ? ou le contraire un très bon produit peut’ il échouer à cause d’une direction calamiteuse ?
C’est toute la réflexion que font les VC’s lorsqu’ils choisissent d’investir dans une société (lire le post sur VC Confidential).
Mais je suis convaincu que c'est ni l’un, ni l’autre, car ce n’est pas le management ou le produit (jockey et cheval) sur lequel il faut miser, mais seulement sur l’utilisateur final qui détient la clef du succès d’un produit ou d’un service.
Au fond, le client ignore s'il y a des grands noms au board management, ou si la technologie est géniale, il s’en moque, il ne voit que l’utilité du produit.
Un mauvais management peut mener à l’apogée du succès un produit qui répond aux attentes du plus grand nombre. A contrario, un excellent management avec un très bon produit, mais qui ne correspond pas au marché, est voué à l’échec.
Je dirais donc qu’il y a deux escaliers à gravir, le premier pour tester le produit sur le marché et l’autre, si ce produit répond, commencer à construire un management sérieux et un marketing produit.
Jamais un business plan traditionnel ne peut apporter les bonnes réponses aux investisseurs car il ignore l’utilisateur final, sa philosophie, sa culture, ses besoins potentiels, son environnement émotionnel par rapport au produit.
Miser sur le jokey ou sur le cheval revient à jouer le hasard, exactement comme une course de chevaux et les gagnants sont dès lors peu nombreux…




