3 janvier 2006: Un nom particulier, GOOGLE, un moteur de recherche innovant, une interface très simple, voici une initiative intéressante. www.google.com est en version beta et réservée pour l'instant à un nombre limités d’utilisateurs.
Quand au business modèle, il n’est pas encore défini, mais il y a de forte chance que Google sous-traite la publicité sur son moteur avec Giant, la plus grande régie de liens sponsorisés qui diffuse sur les plus grands portails et éditeurs dans le monde dont Yahoo, MSN, etc…
Si le succès est au rendez-vous, Google pourra alors compter sur des revenus subtanciels…etc…etc….
Cette annonce est bien sûr inexacte, MAIS EXTRÊMEMENT INTÉRESSANTE SUR LE PLAN HISTORIQUE.
En effet, si Google avait sous traité (avec un contrat "multi year") la diffusion de liens sponrisés sur son moteur en 2001 pour des raisons stratégiques avec GOTO (qui est devenu Overture), c’est OVERTURE qui valoriserait aujourd’hui BEAUCOUP plus que Google. Cela n'a pas été le cas !
"Google's 2001 revenues were on pace to hit nearly $85 million. But Overture was growing faster – its 2001 revenues stood at the whoppping $228 million" — Google executives certainly took note of Overture's succes, and it was not hard to figure out why the business worked : it's auction-based pay-per-click advertising network had ten's of thousands clients.
Extrait de : The Search by John Battelle
L’intelligence tactique de Google a été DONC de développer très tôt Adwords, sa propre solution technologique pour gérer la diffusion des liens sponsorisés en PPC et ainsi contrôler ses sources de revenus pour mieux les valoriser.
Et c’est cette stratégie qui doit inspirer les grandes acteurs du web aujourd'hui, pactiser avec Google ou Yahoo pour un partenariat publicitaire, C’EST AUGMENTER LA VALEUR DE CES DEUX FOURNISSEURS DE LIENS SPONSORISÉS, PAS LA SIENNE.
Where are the dollars? What is there beyond Adsense — is everybody mortgaging their future to Google? by Scott Karp
Pourtant Myspace, Youtube et tous les autres continuent à sous-traiter le contrôle de leurs surfaces publicitaires.
Ce que j'explique ici, c'est que les revenus contrôlés par une technologie propriétaire de diffusion publicitaire font la valeur d'une société Web 2.0, et non la sous traitance, ni son statut de média.
