La progression impressionnante des réseaux sociaux va amplifier la disparition progressive du modèle « old media » fondé sur le contrôle total de la chaine de valeur par des sociétés du vieux monde y compris les droits d’auteur. Ce modèle est le parfait exemple d’une forme de lobbying auprès des consommateurs à qui l’on impose des méthodes de ventes et de marketing qui n’ont rien à voir avec le talent et la créativité des artistes et des fournisseurs de contenu.
Je montre dans ce schéma qu’une grande révolution s’annonce dans la chaine de valeur des médias. Le consommateur est en passe de prendre le contrôle des médias qu’il utilise, mais pas seulement en temps que spectateur actif, mais aussi en temps que découvreur de talent, producteur ou distributeur.

Dans le même esprit, les systèmes de droits d’auteur vont connaitre une évolution sans précédent. Par exemple, les artistes vont librement choisir de diffuser leur musique en respectant une licence de diffusion Creative Commons qui leur permet de conserver leurs droits d'auteurs sur leurs œuvres tout en autorisant le public à les écouter, les télécharger, les copier et les redistribuer.
Cette incursion des consommateurs et des créateurs dans la chaine de valeur des vieux modèles économiques va changer le monde des médias en profondeur. Et il est fort probable que la mue stratégique de News Corp sera suivie par beaucoup d’autres.
Rupert Murdoch built his media empire, News Corp, the old-fashioned way… by vertically and horizontally integrating deep and wide into the layers of the media industry (e.g. from production to distribution). But with his acquisition of MySpace, Murdoch has gone down a new path… a new dimension of strategic corporate development that I like to call “social integration”. Robert Young – Link




