Actualité 10.08.09: GM veut vendre ses voitures neuves sur eBay
La crise que nous traversons est loin d’être une simple récession, mais une crise durable dont les responsables politiques peinent à mesurer l’ampleur. Les entreprises doivent donc se focaliser sur l’essentiel et trouver d’autres moyens de générer des revenus. Aujourd’hui un grand nombre d’entreprises traditionnelles, celles que l’on nomme « Brick and Mortar », ignorent les business modèles innovants qui pourraient générer des revenus additionels.
Ces nouveaux modèles sont pourtant inspirés directement de l’économie Directe (Xavier Comtesse) où une grande liberté d’action est laissée aux consommateurs. Des process existent déjà au travers de service comme Business Model Design (Alex Osterwalder) qui sont des références de grande qualité directement exploitables. Il suffit donc pour les entreprises traditionnelles de puiser dans ces modèles afin de renforcer leurs positionnements dans un concept encore trop ignoré aujourd’hui : « Le cycle de circulation des produits et services »
Ebay est le champion toute catégorie des flux financiers qui circulent entre les consommateurs en ponctionnant une commission pour chaque transaction. A contrario, Nokia et les autres fabricants de téléphones mobiles, ne profitent absolument pas des flux que pourraient générer leurs clients en revendant leurs téléphones de deuxième main… Pourtant des dizaines d’acteurs le font en dehors du contrôle de Nokia, qui est enfermé dans un modèle unidirectionnel BtoC de sources de Revenus.
Et Nokia comme des milliers d’autres marques de produits de grandes consommations et même de luxe se privent de Chiffre d’affaires sur les flux financiers échangés entre leurs clients. Elles n’offrent donc aucun moyen de poursuivre la chaine vertueuse du “cycle de vie des produits et services”, pourtant si naturelle.
De ce fait, ce chiffre d’affaire de plusieurs milliard de $ est capté par d’autres acteurs qui possèdent des places de marché CtoC développées à l’insu des grandes marques.
Comme réponse traditionnelle à la poursuite du cycle de vie d’un produit, les entreprises tentent de redonner une seconde vie par des adaptations ou une valorisation de ce produit pour d’autres pays. En lieu et place, elles devraient exploiter SOUS LEUR MARQUE des plates formes d’échanges sans penser aux problèmes de cannibalisation, qui de toute manière, voient le jour tôt ou tard. Pour ce faire, elles devraient acquérir/créer des solutions technologiques et des services en ligne pour proposer aux consommateurs de continuer l’échange des produits et pour écouler des stocks invendus.
Le modèle CtoC qui ajoute la dimension de place de marché au modèle traditionnel.
Ce modèle est rapide à intégrer dans l’organisation de l’entreprise car il est alimenté par les consommateurs et ne réclame que peu de ressources internes. De plus, les produits vendus sont plus accessibles aux budgets des consommateurs en temps de crise.
Beaucoup d’observateurs avertis tentent aujourd’hui de redéfinir de nouvelles approches face à la crise, comme Kevin Roberts, CEO de Saatchi & Saatchi, de passage à Genève et que j’ai pu écouter à la conférence de l’International University in Geneva. Bien que de très grande qualité, ces approches restent fondamentalement académiques et n’apportent pas de réponses concrètes aux besoins impérieux de trouver de nouvelles sources de revenus.
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