“Avatar” marque sans aucun doute un tournant inévitable dans l’industrie du Cinéma.
Magnifié par des effets spéciaux spectaculaires et innovants ; ce film masque la pauvreté du scénario et des dialogues propres aux productions Américaines.
Les histoires qui soutiennent ces productions sont toujours les mêmes : un peuple opprimé, l’élu qui arrive dans un monde étranger, puis tombe amoureux d’une autochtone et prends par les sentiments le contrôle des opérations pour vaincre les envahisseurs. En plus, il y une couche “Marines” et la “Multiuniversal company” qui vient exploiter du minerai rare avec les poches pleines, Wow, quelle originalité ! C’est du vieux “cinéma”, du réchauffé, du déjà vu. Les avatars sont ici chez un peuple extraterrestre, mais ils sont sur terre dans le cinéma depuis les envahisseurs en 1967 et certainement en vrai dans notre civilisation.
Une histoire mièvre et des effets spéciaux en 3D CGI sont la recette (encore) gagnante d’un cinéma qui ne compte plus que sur la technologie pour se réinventer.
Ce film annonce pourtant un changement culturel, celui où bientôt le spectateur pourra entrer lui-même dans ce monde 3D et construire sa propre histoire au travers des technologies qui seront mises à sa disposition. Il pourra(ont) chevaucher les dragons, tomber amoureux d’un belle extraterrestre, se battre en réel contre des monstres en tissant une histoire qui sera partagée, notée et dont la meilleure sera “le Film”. Ce ne sera pas un jeu, mais de narrer une histoire.
Oui, Avatar augure bien la fin des réalisateurs et de toute l’industrie cinématographique traditionnelle. Cette industrie n’a plus d’histoire à raconter, elle n’a que des technologies impressionnantes à montrer au public.
Capture Motion: Courtesy Mark Fellman/Twentieth Century Fox. (Avec Hadopi, je préfère le mentionner

