Le L-commerce, après le E-commerce

by pascal.rossini on March 12, 2010

in Advertising,Business,Business model,Changements,Ipad,Iphone,Wireless

En 1993, le directeur du marketing d’une grande marque automobile me déclarait qu’on ne vendra jamais de voitures sur l’internet et m’a donné, avec le dédain de ceux qui savent, un stylo parce qu’il a eu pitié de moi. Je venais de lui dire que sa marque devait déjà explorer les moyens technologiques et stratégiques pour mettre en vente leurs véhicules sur la toile.  
En 2010, le commerce électronique est pourtant une réalité économique :

According to projections from Forrester Research, U.S. online retail sales are expected to rise 11 percent to $156 billion this year, excluding revenue from travel. However, that will mark a slowdown in the overall growth rate, which was 13 percent in 2008, when online retail sales totaled $141 billion, Forrester says

Geolist-icon-RED_PRINT Après le E-commerce, voici le L-commerce (LBC Location Based Commerce). C’est l’appellation qualifiant le commerce qui s’appuie sur la localisation géographique des consommateurs. C’est un moyen virtuel d’attirer dans les commerces traditionnels des futurs clients qui se situent à proximité.

Le commerçant dépose une annonce qui peut être un coupon ou une offre spécifique sur un réseau qui délivre ce type d’annonces. Un possesseur de téléphone portable doté d’un GPS a téléchargé une application mobile dédiée et reçoit ainsi en mode notification ou push les promotions qui correspondent à ses intérêts dès qu’il arrive dans une zone à proximité du commerçant annonceur.

D’autres concepts publicitaires pourront aussi bénéficier de la localisation et du L-commerce, ce sont les “Check-in” qui vous déclarent dans un lieu de manière récurrente. Déjà, des applications permettent de vous déclarer et de le faire savoir à vos amis comme Foursquare ou Gowalla. Une couche ludique, dont les limites sont cependant vite atteintes, est encore ajoutée et permet de savoir si vous fréquentez souvent des lieux définis.

Un commerçant local peut donc préparer des offres pour les personnes qui ont fait le plus de Check-in ou qui ont fait venir des amis. C’est une forme de fidélisation automatique gérée par l’application elle-même. En plus des coupons, ces outils peuvent servir à la gestion de la relation client, de l’e-réputation, et d’annonces événementielles.

vits-foursquareanalytics-custom2  Le commerçant dispose d’un  tableau de bord, ici avec Foursquare qui lui donne des indices de fidélisation.

IMG_0259C’est donc bien cette fois les commerces traditionnels qui vont profiter de la manne digitale avec une forme de publicité non intrusive, acceptée et partagée par les consommateurs. Les bonnes affaires sont dans votre quartier ou votre lieu de passage et vous pouvez en profiter comme le faire savoir à votre réseau d’amis.

Le E-commerce et le L-commerce enfin réunit par le monde digital ne manqueront pas de trouver des synergies pour augmenter la valeur de leurs offres  qui bénéficieront in fine aux clients. 

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March 15, 2010 at 15:48

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François VERRON March 24, 2010 at 22:45

Bonjour, je tombe sur votre billet avec frénésie, car l’hyperlocal business étant un des sujets porteur de l’internet. Mais je m’interroge sur l’impact de ce que vous appelez L-Commerce sur le e-commerce précisément et développe l’idée d’ubimédia business ou U-commerce .Dans ce cadre, je m’interroge sur les usages qui verraient bien le L-commerce s’interfacer avec le E-commerce et vice versa.

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pascal.rossini March 27, 2010 at 10:27

L’interfaçage du E-commerce et du commerce traditionnel est déjà une réalité pour les groupes brick and mortar. Le L-commerce rajoute une couche de geolocalisation qui permettra de cibler des territoires de ventes qui feront aboutir les acheteurs dans le commerce physique ou digital selon les produits.

Ces territoires de vente seront organisés en fonction de critères de proximité (lieu populaire, sportif, ludique, etc..), voir même du profil de l’acheteur en distinguant automatiquement son opérateur de téléphonie et le type de téléphone. Un nouvel univers d’attraction clients pour les commercants!

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Olv'esco April 23, 2010 at 08:26

Le L-commerce ou comment réinventer l’économie Locale et donc moins polluante, mais aussi et c’est là le danger comment devenir dépendant de ce qui est à proximité et donc de ce que les producteurs auront décider de déposer près de nous …
à moins que ceci ne nous permette et ça serait tant mieux d’intégrer la philosophie du ” ce qui est important c’est le chemin…. et donc ce que / qui j’y rencontre… ” par opposition à la recherche perpétuelle et angoissante du meilleur e-commerçant ou e-contact ..
au moins, on aura une raison ludique de se remettre à marcher…. !

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